Face à l’élan de la technologie, le football s’adapte sous peine de se laisser distancer. Cette adaptation passe par des expérimentations à l’entraînement afin d’optimiser les performances en match. De nombreuses nouveautés, telles que la data, le GPS ou encore les ballons connectés, ont fait irruption dans l’écosystème du football. Leur utilité tend à se confirmer, et leur usage se développe dans les clubs professionnels afin d’optimiser les performances.
L’intensité exigée des footballeurs professionnels met leur organisme à rude épreuve. L’analyse des données physiques apparaît dès lors essentielle pour prévenir les blessures. Contrairement à l’œil humain, limité dans certains détails, les données récoltées par ordinateur font preuve d’une grande précision.
Ces informations ouvrent la voie à une exploitation plus fine des performances individuelles. Elles rendent possible l’analyse de plusieurs indicateurs tels que la vitesse, l’endurance et la fatigue physique. Ces data permettent notamment d’établir des programmes d’entraînement personnalisés, adaptés aux besoins mentaux, physiques et tactiques des joueurs.
Des outils technologiques au cœur de l’analyse physique
La récolte de ces données repose sur de nombreuses technologies, dont le GPS. Les clubs professionnels l’utilisent depuis plusieurs années, voire plusieurs décennies. Le GPS repose sur un système de tracking qui mesure avec précision la distance parcourue, la vitesse moyenne et maximale, ainsi que l’intensité des efforts produits par le joueur.
Les capteurs peuvent être intégrés aux crampons, aux vêtements ou encore aux ballons. Une fois collectées, ces informations sont intégrées dans des outils d’analyse dédiés. Leur objectif est de fournir une synthèse complète aux entraîneurs et de permettre de nombreux ajustements tactiques.
Les gardiens de plus en plus mesurés
Ces innovations concernent également les gardiens de but. Malgré une distance de course plus faible que leurs coéquipiers, ils bénéficient d’entraînements spécifiques intégrant des outils d’analyse. Lors d’un stage du Certificat des entraîneurs de gardiens de but (CEGB), la Fédération française de football a notamment expérimenté la réalité virtuelle afin d’améliorer la prise d’information et la décision.
D’autres dispositifs poursuivent le même objectif. Les lunettes stroboscopiques, popularisées par Yann Sommer lors de l’Euro 2016, s’inscrivent dans cette logique. En alternant rapidement entre transparence et opacité, elles sollicitent la perception visuelle pour améliorer la vitesse de réaction.
Ces outils s’imposent désormais dans le sport professionnel, y compris dans le football. S’ils permettent un gain de temps et de précision, ils restent avant tout des supports au service de l’analyse humaine.
