Entre nostalgie et saturation, les réseaux sociaux donnent l’impression que l’Internet d’aujourd’hui est plus absurde qu’avant. Mais qu’est-ce qui se cache derrière cette évolution ?
Sur les réseaux sociaux, une idée fait souvent surface : « 2026, c’est le nouveau 2016 ». Une époque d’humour absurde et de contenus viraux. Mais en réalité, Internet a changé en profondeur. La question n’est pas de savoir s’il est devenu plus « stupide », mais plutôt de comprendre pourquoi il peut donner cette impression.
À l’origine, Internet était un espace où l’on pouvait explorer et découvrir de nouvelles choses. On passait des heures à chercher des blogs, des vidéos ou des forums pour trouver du contenu intéressant. Aujourd’hui, les réseaux sociaux fonctionnent différemment. Les contenus nous sont imposés par des algorithmes. On ne cherche plus, on fait simplement défiler les publications, et Internet devient un flux continu, un peu comme la télévision, mais en plus personnalisé.
Un Internet façonné par les plateformes
Les formats courts sont devenus la norme. Sur YouTube, en 2016, on pouvait encore trouver des vidéos longues et détaillées Aujourd’hui, avec TikTok et les formats courts, l’objectif est de captiver l’attention en quelques secondes seulement. Le contenu devient plus simple, plus direct, parfois plus superficiel.
Les algorithmes jouent un rôle important dans cette évolution. Ils mettent en avant les contenus qui génèrent le plus d’engagement, souvent des vidéos simples, choquantes ou très émotionnelles. Les contenus complexes sont alors moins visibles. L’intelligence artificielle permet en outre de produire du contenu en masse, Internet est ainsi saturé de publications.Pour se démarquer, les créateurs doivent capter l’attention immédiatement, parfois au détriment de la qualité.
Pour autant, Internet n’est pas nécessairement devenu plus stupide. Il est surtout devenu plus rapide, plus compétitif et plus optimisé pour capter l’attention. Derrière l’absurde et le viral, il existe toujours des contenus de qualité, mais ils demandent plus d’effort à trouver. Finalement, Internet reflète surtout nos usages et les choix des plateformes.